Bien planter vos rosiers à racines nues

Époque de plantation des rosiers à racines nues

Cette période va de novembre à avril. Les plantations d’automne sont recommandées, car les rosiers peuvent s’installer avant l’arrivée des grands froids et surtout si vous ne pouvez arroser régulièrement au printemps.
Les plantations de printemps exigent un arrosage régulier dès la plantation et pendant les premiers mois la suivant.

Distances de plantation

  • Rosiers buissons : 0,40 à 0,50 m
  • Rosiers arbustes : 0,80 à 1 m
  • Rosiers grimpants palissés : 2,50 à 3 m

Plantez les rosiers par 3 ou 5, en réduisant ces distances d’un quart, vous obtiendrez rapidement un bel effet de masse.

Situation

Le rosier est une plante de plein soleil, mais peut s’adapter à d’autres situations ; la mi-ombre est souvent préférable dans les régions à fort ensoleillement. Un minimum d’ensoleillement de 4 heures par jour est indispensable.
La plantation de grimpants sur des murs exposés au nord est possible avec certaines variétés, mais dans ces conditions le rosier cherche la lumière pour fleurir, se dégarnit à la base et sa remontée est inexistante.

Fertilisant pour rosiers

Ce nouveau produit spécialement conçu pour la plantation des rosiers est riche en compost, fumiers, matières organiques et contient également des micorhizes favorisant un meilleur enracinement.

Les astuces d’André ÈVE :

Evitez de replanter un rosier à l’emplacement d’un autre.

Le rosier produit des toxines qui empoisonneront le suivant. Cela se traduit par une importance baisse de vigueur : des rosiers chétifs. Pour éviter ce phénomène, les rosiéristes ne replantent jamais au même endroit, ils attendent au moins 5 ans ; comme les agriculteurs, ils pratiquent la rotation de cultures. Pour pallier cet inconvénient, des recherches sont en cours grâce en particulier aux mycorhizes (symbiose entre des champignons et les racines). Mais en attendant, si vous replantez un rosier isolé à la place d’un autre, changez la terre sur au moins 40 cm de profondeur et 60 cm de large.

Nous proposons dans notre boutique de Pithiviers une terre spécialement élaborée pour le rosier, enrichie en mycorhizes, en sacs de 40 litres. Pour des quantités importantes, n'hésitez pas à nous consulter, nous pourrons vous établir un devis de livraison.

Dans le cas d’un massif de rosiers planté de longue date, nous vous déconseillons de remplacer un rosier par un autre. Outre le problème de la terre intoxiquée, fatiguée, vous subirez la compétition racinaire des voisins et le résultat sera encore plus décevant. Nous vous suggérons de « boucher le trou » avec une vivace.

Ne plantez pas vos rosiers trop près d’arbres, arbustes, rosiers ou dans des massifs de vivaces très denses, implantés depuis longtemps.

Si les végétaux sont plantés ensemble dans un terrain neuf, tout se passera bien, chacun s’installera sans être gêné par les racines des autres. Exemple : vous plantez une haie de thuyas de 80 cm, vous pourrez planter un rosier à 1 mètre. Certes il vivra un peu moins longtemps mais poussera normalement pendant un temps. Si vous plantez un rosier à 1 mètre d’une haie de thuyas de 2 mètres ou plus de hauteur, vous aurez des difficultés à faire le trou, et il ne poussera pas, en raison de la très forte compétition au niveau des racines.
L’immense majorité des clients se plaignant d’un manque de vigueur de leurs rosiers, sont dans ce cas, sans le savoir. Si on leur demande s’il y a des végétaux à coté dont les racines pourraient gêner l’implantation du rosier ? La réponse est presque toujours négative. Pourtant, quand il m’arrive de me déplacer pour constater, je trouve presque toujours des racines d’une autre plante qui empêchent le rosier de bien s’installer.
Comment le vérifier ? Prenez une fourche bêche, plantez-la à 40 cm du rosier, et faites levier. Vous sentirez une résistance, des craquements et en insistant, ferez apparaitre d’autres racines que celles du rosier. En effet, lors de la plantation, en coupant ces racines, vous leur aurez redonné de la vigueur et elles se seront précipitées dans cette terre bien ameublie en creusant le trou de plantation.

La solution :

Faire un trou encore plus grand (60 ou mieux 80 cm de diamètre sur 50 cm de profondeur), mettre une barrière "stop racines" pour délimiter les racines des végétaux voisins et éviter qu’elles ne gênent l’implantation du jeune rosier.

Nosconseils

Image 1 : Rosier grimpant planté depuis trois ans. chétif car installé sans le dispositif "stop racines"

Image 2 : Dispositif "stop racines"

Image 3 : Rosier grimpant planté depuis deux ans. Vigoureux car installé avec le dispositif "stop racines"